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Pourquoi Usbek & Rica lance Makerbox

Par le 11 décembre 2014 | #Société

Avec Makerbox, Usbek & Rica vous propose de passer la porte de l’atelier pour découvrir et embrasser le monde des makers. Une déclinaison « dans la vraie vie » de notre engagement éditorial qui s’explique au moins par quatre bonnes raisons.

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1) Fédérer une communauté

Usbek & Rica, c’est le magazine qui explore le futur. Mais pas seulement. Depuis le début de l’histoire, en 2010, nous avons toujours eu l’ambition de fédérer une communauté d’individus partageant certaines valeurs et impatients de bâtir un futur différent. En complément du magazine trimestriel, nous avons notamment créé un cycle de conférences-spectacles à vocation prospective (« Le Tribunal pour les Générations Futures »), une application participative de veille sur le futur (« Futur ! ») et une monnaie complémentaire sous forme de billets à échanger contre des livres (« L’usbek »). Avec le projet Makerbox, nous créons donc une nouvelle branche de l’écosystème Usbek & Rica pour passer de la réflexion à l’action, et construire – au sens propre ! – le monde de demain, pour bâtir cette « civilisation du partage » que nous nous efforçons de penser, de critiquer et d’explorer chaque trimestre dans les pages du magazine.

L'équipe d'Usbek & Rica en train de fabriquer sa table de réunion au Woma / Philothée Gaymard

L’équipe d’Usbek & Rica en train de fabriquer sa table de réunion au Woma / Philothée Gaymard

2) Ouvrir la porte de l’univers des makers

Le mouvement do it yourself a le vent en poupe. Chaque semaine, de nouveaux fab labs, makerspaces et autres ateliers de quartier ouvrent leurs portes. Pourtant, les acteurs de cet écosystème sont encore méconnus du grand public. Un peu comme les hackers, les makers sont parfois perçus comme une communauté marginale et alternative dont les codes et les valeurs ne sont pas évidents à cerner. Les mauvaises langues pointent aussi du doigt la dimension « survivaliste » de  leur démarche. Sous-entendu : « Si je peux tout fabriquer moi-même, alors je n’ai plus besoin des autres… » Le making mérite mieux que ce type de préjugés. Il est urgent de faire comprendre au plus grand nombre qu’un fab lab, c’est avant tout un lieu d’échange et de partage, où l’on apprend à devenir plus autonome et plus responsable. Un lieu où on s’entraide, où on collabore, où les compétences de chacun sont reconnues à leur juste valeur. Mieux : le mouvement des makers propose une alternative crédible à notre société de consommation titubante, comme le souligne Chris Anderson, l’ancien rédacteur en chef de Wired, dans son livre Makers, la nouvelle Révolution Industrielle (Pearson, 2012).

Revenir aux fondamentaux du design, une discipline technique mais aussi et surtout culturelle

Et puis, pousser la porte d’un fab lab, c’est encore la meilleure manière d’ouvrir son esprit et d’élargir le champ de ses connaissances. Quand on fabrique soi-même son drone, sa guitare ou son tabouret de travail, on ne se contente plus d’être au bout de la chaine de production d’un produit : on devient fabricant et plus seulement consommateur. Enfin, découvrir les secrets de la fabrication personnelle, c’est aussi revenir aux fondamentaux du design, une discipline technique mais aussi et surtout culturelle. En fabriquant soi-même, on comprend mieux les objets, leur forme, leur structure, leur sens, ce qu’ils disent de l’époque et de la société dans laquelle ils voient le jour. Ça tombe bien : avec Makerbox, Usbek & Rica propose justement à chacun de « franchir les portes de l’atelier » pour découvrir les coulisses de la fabrication personnelle et devenir à son tour un maker.

Usbek & Rica au Woma / Philothée Gaymard

Usbek & Rica au Woma / Philothée Gaymard

3) Réconcilier les générations

Quand on présente le projet Makerbox, on nous demande souvent : « Mais pourquoi créer une énième box ? Qu’est-ce que ça peut bien apporter de plus ? » La réponse est simple : la box est un produit qui s’adresse à tous les publics et qui a déjà fait ses preuves sur le plan commercial. Difficile de faire plus démocratique comme support. Et c’est justement cette dimension « grand public » qui nous a convaincu de concevoir notre propre box. Parce que chez Usbek & Rica, nous avons toujours cherché à faire dialoguer et se rencontrer les générations et les publics. Une obsession qui se retrouve jusque dans le nom de notre collection de livres (« Le Monde expliqué aux Vieux »).

Passer du do it yourself au do it together

Le projet Makerbox s’adresse donc à nous tous : à vous, qui brûlez d’envie d’ouvrir la porte d’un fab lab, de faire fonctionner une imprimante 3D, d’enfin comprendre ce qu’est la sérigraphie ou d’apprendre à brasser votre propre bière. Le tout en tissant du lien social, en rencontrant d’autres curieux, tout aussi impatients à l’idée d’apprendre et de transmettre. « Fabriquer, c’est connecter » répète souvent le théoricien britannique des médias David Gauntlett. Un principe au cœur du projet Makerbox, qui doit permettre de dépasser le cadre du do it yourself pour nous faire entrer dans une logique do it together, c’est-à-dire « faisons-le ensemble ».

Usbek & Rica au Woma / Philothée Gaymard

Usbek & Rica au Woma / Philothée Gaymard

4) Faire le pari de la technique

Notre civilisation numérique est frustrante. Avec l’irrésistible extension du secteur tertiaire et la disparition programmée des « cols bleus », on imaginait qu’en ce début de XXIe siècle, l’être humain allait enfin se libérer de ses chaînes pour laisser libre cours à sa créativité, à la puissance de son esprit. Un plan séduisant mais un peu simpliste. C’était oublier que l’âge des services et la dématérialisation à tout crin est aussi celui des bullshit jobs et des burn outs. Une sensation de vide qui pousse de plus en plus d’individus à tout plaquer, à changer de vie pour tenter de redonner du sens à leur existence. Tels ces citadins en mal de nature qui filent se mettre au vert à la première occasion, nous sommes nombreux à avoir des fourmis dans les bras et à ressentir le besoin de créer des choses tangibles, matérielles, concrètes. Comment expliquer autrement l’engouement récent pour les cours de cuisine ou pour les stages de survie en milieu hostile ?

Redonner le goût du « faire » et accélérer la transition vers le futur

Usbek & Rica fait le pari que nous sommes à l’aube d’un nouvel âge de la technique. Le temps où seuls les « mauvais élèves » étaient dirigés vers les filières technologiques touche à sa fin. Demain, savoir se servir de ses mains sera aussi important que maîtriser le langage informatique. Et avec le projet Makerbox, nous voulons redonner le goût du « faire » et accélérer la transition vers ce futur. Au XIXe siècle, le socialiste anglais William Morris avait réussi à rehausser le prestige des arts décoratifs en formant des ouvriers à devenir des « artisans d’art ». Père du mouvement Arts and Crafts, il entendait ainsi retrouver l’esprit des temps médiévaux, quand « le plus grand artiste restait un artisan ; l’artisan le plus humble était aussi un artiste. » Vantée par Michel Houellebecq dans son roman La Carte et le Territoire, la démarche de Morris était, à l’évidence, visionnaire. À l’heure de l’industrialisation triomphante, il avait compris avant tout le monde que chaque individu ressent forcément, à sa façon, le besoin de créer, et qu’il convient de mettre en place le meilleur cadre possible pour libérer cette créativité. Un bémol tout de même : Morris avait, selon ses propres termes, « la haine de la civilisation moderne ». Ce n’est pas notre cas. Au contraire. La technique est un outil formidable à condition d’être mise entre de bonnes mains. Makerbox vous permet justement d’aller vérifier ce précepte sur le terrain.

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Tout savoir sur Makerbox :

 C’est quoi ? Une box cadeau qui va permettre à chacun de passer la porte de l’atelier pour fabriquer son propre drone, sa propre bière, sa propre chaise et bien d’autres choses encore.

 C’est pour qui ? Pour tout le monde. Et en particulier pour celles et ceux qui rêvent de faire fonctionner une imprimante 3D ou qui peinent à faire découvrir le mouvement des makers à leurs amis et à leurs parents.

 Combien ça coûte ? Trois Makerbox sont proposées à la prévente, respectivement à 59 euros, 119 euros et 199 euros.

Comment ça marche ? En collaboration avec les ateliers et les designers, nous avons sélectionné des objets à fabriquer, les quantités de matières premières nécessaires et la bonne méthode d’apprentissage, tout ça pour proposer la meilleure expérience possible. Il suffit donc de commander sa box, de consulter l’ensemble des workshops dispensés dans les ateliers partenaires, d’en choisir un, et c’est parti !

Pour soutenir le projet et commander votre Makerbox, rendez-vous sur la plate-forme de crowdfunding KissKissBankBank.

Usbek & Rica

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